Prendre en main la Search Console : la méthode de Julien Jimenez

C’est l’outil le plus utile du référencement, il est entièrement gratuit, et la plupart des sites qui l’ont installé ne l’ouvrent jamais. Non par négligence, mais parce que la première visite est décourageante : une interface dense, des rapports techniques, des courbes sans contexte. Voici comment s’y retrouver en quelques minutes, sans devenir spécialiste.

Ce que la Search Console est, et n’est pas

Elle vous montre comment Google voit votre site : sur quelles requêtes vous apparaissez, combien de fois, avec quelles positions, et quelles pages posent des problèmes techniques.

Elle ne remplace pas un outil de statistiques classique. Elle ne mesure pas le comportement des visiteurs une fois arrivés chez vous durée de visite, pages consultées, conversions. Les deux sont complémentaires : l’une couvre ce qui se passe avant le clic, l’autre après. C’est la répartition que pose Jimenez Julien au démarrage d’un accompagnement, parce qu’elle évite de chercher pendant des heures une information dans le mauvais outil.

Autre chose qu’elle n’est pas : un tableau de bord de classement en temps réel. Les données arrivent avec deux à trois jours de décalage.

L’installer en dix minutes

Créez une propriété, en choisissant de préférence le type « domaine » : il regroupe toutes les variantes de votre site en une seule vue, ce qui vous évitera bien des confusions.

La validation se fait par un enregistrement DNS chez votre hébergeur. Si l’accès DNS vous échappe, la validation par fichier ou par balise HTML fonctionne aussi, mais elle ne couvre qu’une variante.

Ajoutez ensuite votre sitemap dans la section prévue à cet effet, et patientez. Les premières données significatives apparaissent après quelques jours ; l’historique complet se construit sur seize mois.

Les quatre rapports qui comptent

Ignorez le reste au début, vous y viendrez plus tard.

  • Performances vous donne impressions, clics, taux de clic et position moyenne, par requête et par page. C’est le cœur de l’outil.
  • Indexation des pages vous indique quelles pages sont indexées et, surtout, lesquelles ne le sont pas avec le motif. C’est là que se trouvent les vrais problèmes.
  • Inspection d’URL permet de tester une adresse précise : est-elle connue, indexée, quand a-t-elle été explorée, y a-t-il un obstacle ? Vous pouvez aussi y demander une réindexation après modification.
  • Signaux web essentiels couvre les performances de chargement, mesurées auprès de vos visiteurs réels.

 

Lire le rapport Performances sans se noyer

La vue par défaut n’affiche que les clics. Activez les quatre indicateurs, puis passez à l’onglet « Requêtes ».

Trois lectures utiles, à faire une fois par mois.

Repérez les requêtes qui génèrent beaucoup d’impressions et peu de clics : votre titre ou votre description ne convainc pas. C’est la correction la plus rapide qui soit.

Repérez celles en position 5 à 15 : elles sont à portée d’un travail modéré sur la page correspondante.

Repérez enfin les requêtes auxquelles aucune page dédiée ne correspond : ce sont des sujets d’articles tout trouvés, avec la preuve qu’une demande existe.

Le rituel mensuel

Un quart d’heure suffit. Comparez les trois derniers mois aux trois précédents, notez les pages qui progressent et celles qui reculent, vérifiez qu’aucune erreur d’indexation nouvelle n’est apparue, et choisissez deux actions à mener pas dix.

Sur les thématiques santé et bien-être, ajoutez une vérification spécifique : les pages qui traitent de sujets sensibles sont indexées plus lentement et plus sélectivement qu’ailleurs. Un délai plus long n’y est pas anormal, et ne doit pas déclencher de correction précipitée.

L’outil ne vaut que par la régularité avec laquelle on l’ouvre. Mieux vaut quinze minutes chaque mois que trois heures une fois par an.

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